Impôt sur la fortune immobilière

Comment savoir si je suis éligible à l'Impôt sur la fortune immobilière (IFI) ? close open

Vous êtes assujetti(e) à l'IFI si vous êtes domicilié(e) fiscalement en France et si la valeur nette de votre patrimoine immobilier non professionnel (en France et à l'étranger) dépasse 1 300 000 €. Le seuil de 1,3 M€ correspond à la valeur nette de votre patrimoine immobilier taxable au 1er janvier (biens immobiliers imposables moins dettes déductibles). Si ce patrimoine net dépasse 1,3 M€, vous êtes redevable de l'IFI.

Ensuite, l'impôt est calculé avec un barème progressif par tranches : le barème démarre à 800 000 € (0 % jusqu'à 800 000 €, puis 0,5 % entre 800 000 € et 1,3 M€, etc.), mais on ne devient imposable qu'au-delà de 1,3 M€.

Les tranches d'imposition sont les suivantes :

  • Jusqu'à 800 000 € : 0 %
  • 800 000 € à 1 300 000 € : 0,5 %
  • 1 300 000 € à 2 570 000 € : 0,7 %
  • 2 570 000 € à 5 000 000 € : 1 %
  • 5 000 000 € à 10 000 000 € : 1,25 %
  • Au-delà de 10 000 000 € : 1,5 %

Quel est l'avantage fiscal du don fait au titre de l'IFI ? close open

75 % de votre don à la Fondation France Parrainages est déductible de votre IFI, dans la limite de 50 000 € de réduction (soit un don maximal de 66 666 € qui ne vous revient, après déduction, qu'à 16 666 €).

Pour en savoir plus sur l'impôt sur la fortune immobilière, cliquez ici :

Je fais un don IFI

Impôt sur le revenu

Je ne suis pas assujetti à l'IFI, puis-je faire un don au titre de l'impôt sur le revenu ? close open

Oui, il est tout à fait possible de faire un don au titre de l'impôt sur le revenu. Toutefois, il faut être imposable pour pouvoir bénéficier d'une réduction fiscale.

Quel est l'avantage fiscal du don fait au titre de l'impôt sur le revenu ? close open

66 % du montant de vos dons sont déductibles de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Au-delà de ce plafond, l'excédent est reportable sur les 5 exercices suivants.

Est-il possible de cumuler réduction IR (impôt sur le revenu) et réduction IFI ? close open

Vous ne pouvez pas appliquer à la fois la réduction IFI et la réduction d'impôt sur le revenu (IR) sur une même fraction de don. En revanche, vous pouvez répartir votre soutien : une partie “au titre de l'IFI” et une autre “au titre de l'IR”.

Par exemple
Vous donnez 3 000 € : vous pouvez affecter 2 000 € à l'IFI et 1 000 € à l'IR. L'important est de ne pas déduire deux fois le même montant.
Astuce : Le plus clair est de faire deux dons séparés :

  • Don A déclaré à l'IFI (réduction IFI)
  • Don B déclaré à l'IR (réduction IR)

Cas particulier utile à connaître

Si une partie de votre don IFI ne peut pas être utilisée à cause du plafond de réduction IFI, la fraction “non utilisée” peut, sous conditions, ouvrir droit à la réduction IR.

Si vous êtes redevable de 3000 € d'IFI et faites un don de 10 000 €, vous pouvez affecter le don à hauteur de 4000 € à l'IFI, geste qui vous dispense de payer cet impôt (75% de 4000 € = 3000 €). Vous affectez ensuite les 6000 € restants au titre de l'impôt sur le revenu et obtenez alors 3960 € de réduction fiscale(66% dans la limite de 20% de vos revenus nets imposables). Dans cet exemple, les 10 000 € de don représenteront au final 3 040 € après déductions fiscales.

Je fais un don

Impôt sur les sociétés

Puis-je faire un don au titre de l'impôt sur les sociétés ? close open

Oui, il est possible de faire un don au titre de l'impôt sur les sociétés.

Quel est l'avantage fiscal du don fait au titre de l'impôt sur les sociétés ? close open

60 % du montant de votre don sont déductibles de votre impôt sur les sociétés, dans la limite de 0,5 % de votre chiffre d'affaires HT.
Pour en savoir sur les démarches pour associer votre entreprise à France Parrainages, cliquez ici :

Je fais un don au titre de mon entreprise

Reçu fiscal

Comment obtenir mon reçu fiscal ? close open

Votre reçu fiscal vous sera envoyé par mail. Si vous préférez un envoi postal, ce dernier est également possible, il vous suffira de le demander à l'adresse suivante :

Relation donateurs

L’État remet en cause le statut qui protégeait les mineurs migrants - L'Humanité

Jeudi 21 mars 2019, le président et la directrice générale de de France Parrainages, Francis Canterini et Charline Roumens, ont publié une tribune dans L'Humanité. Ils se sont adressé au premier ministre afin de l'interpeller sur la mise en place d'un décret signé le 30 janvier qui remet en cause le statut d'enfant des mineurs non accompagnés. Découvrez la tribune :

"Monsieur le premier ministre, France Parrainages, association d’aide à l’enfance qui agit notamment pour l’intégration des mineurs isolés sur le territoire, souhaite prendre la parole pour dénoncer un décret, signé le 30 janvier dernier par votre gouvernement. En modifiant les modalités d’évaluation des mineurs non accompagnés et en créant un fichier national pour les recenser, vous remettez en cause leur statut d’enfants. Sous couvert de répondre à un besoin réel des départements qui se retrouvent dépourvus, tant en termes de ressources humaines que de financements, par l’afflux de mineurs isolés étrangers sur le territoire, le gouvernement apporte une réponse inadaptée et qui menace les droits de l’enfant.

En effet, l’évaluation de la minorité, auparavant confiée à l’aide sociale à l’enfance et donc à des travailleurs sociaux formés et habitués à s’adresser à des enfants, pourrait aujourd’hui être déléguée aux préfectures et donc à l’État. En confiant ces évaluations à des agents inexpérimentés en termes de protection de l’enfance, votre gouvernement accentue non seulement le risque pour ces enfants d’une mauvaise appréciation de leur minorité, mais également celui de se voir expulser sans possibilité de saisir un juge et d’être placés sous protection. Or les conditions dans lesquelles sont aujourd’hui menées ces évaluations de minorité ne permettent pas déjà aux départements de prendre des décisions fiables et respectueuses des droits de ces enfants, si bien qu’elles sont régulièrement remises en cause par les juges des enfants. 

France Parrainages s’inquiète des dérives liées à l’utilisation de ce décret, qui pourrait éloigner ces jeunes des dispositifs de protection de l’enfance de peur d’être expulsés du territoire sans recours possible et mener à des situations dramatiques telles que l’errance ou encore la traite humaine. 

L’application de ce décret restant à l’appréciation de chaque département, ceux qui refuseront de l’appliquer subiront une double peine : ils verront s’accroître les demandes de prise en charge au sein de leur territoire sans pouvoir espérer de financements supplémentaires de l’État.

Ce système entraînera les départements les plus engagés dans le respect des droits de l’enfant à accepter malgré tout le soutien des préfectures pour l’évaluation de la minorité, afin d’éviter de se retrouver totalement submergés face à un phénomène que vous aurez créé.

Parce que votre décret balaye d’un revers de main le statut de ces enfants en ajoutant à la longue liste des traumatismes qu’ils subissent, une insécurité et un fichage national, nous demandons le retrait immédiat de ce décret, qui éloigne chaque jour les mineurs isolés de leur enfance et de leurs droits."

Retrouvez la tribune directement sur le site de L'Humanité>